La Principauté de Monaco célèbre les Ballets russes de Diaghilev
10/12/2009 14:52:37
La Principauté de Monaco a donné mercredi le coup d'envoi d'une série de quelque 80 spectacles, dont 19 créations, organisés pour célébrer, jusqu'à l'été 2010, le centenaire des Ballets russes de Serge Diaghilev.
Un "carillon céleste" - une immense grue sur laquelle étaient suspendus, en plus de 28 cloches, huit musiciens et trois trapézistes, en surplomb du port de Monaco -, a constitué le premier acte de ces célébrations qui associeront danse, musique et arts plastiques.
"Nous avons voulu montrer comment se croisent plusieurs univers artistiques qui ont pour point commun de s'être appuyés sur l'héritage des Ballets russes", a expliqué à l'AFP Jean-Christophe Maillot, directeur artistique des Ballets de Monte-Carlo.
L'histoire des Ballets et de Serge Diaghilev, leur fondateur, est intimement liée à la Principauté: c'est à Monaco en effet, dès 1911, que Diaghilev avait transformé sa troupe, fondée en 1909, en compagnie permanente. A Monaco également qu'il passa chaque année, à partir de 1922, plusieurs mois d'hiver. C'est aussi grâce au mécénat de la famille régnante des Grimaldi que nombre de créations virent le jour.
Aux côtés des Ballets de Monte-Carlo et du Monaco Dance Forum, plusieurs institutions culturelles de la Principauté, notamment l'Opéra et l'Orchestre Philarmonique, participeront à cette célébration, qui se tiendra sous la présidence de la princesse de Hanovre jusqu'au 10 juillet.
Parmi les créations annoncées, figurent la Shéhérazade du chorégraphe américain Alonzo King (9-10 décembre) ou le Spectre de la Rose d'Olivier Dubois (14-15 avril), commandés l'un et l'autre par le Monaco Dance Forum.
Des conférences, colloques et projections sont également organisés ainsi qu'une exposition intitulée "Extases" par Ernest Pignon-Ernest.
"Cette compagnie (les Ballets russes) a eu une influence fondamentale sur toutes les formes culturelles. Elle a été la mère de toutes les compagnies" de danse, dit M. Maillot, qui créera lui-même une Shéhérazade du 26 décembre au 3 janvier sur la musique originale de Rimsky-Korsakov.
En vingt ans, de 1909 jusqu'à la mort de Diaghilev, en 1929, les Ballets russes ont créé une soixantaine de pièces. La compagnie, tout en restant ancrée à Monaco, avait tourné en Europe, en Amérique du Sud et aux Etats-Unis.
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