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Les quelque trois millions de fonctionnaires espagnols sont appelé à faire grève mardi pour protester contre la baisse de leurs salaires décidée dans le cadre d'un plan d'austérité visant à réduire les déficits publics.
Cet arrêt de travail de 24 heures se profile comme le prélude à une probable future grève générale étendue à tous les secteurs d'activité contre un projet gouvernemental de réforme du marché du travail.
Les syndicats de fonctionnaires ont appelé les travailleurs du service public à cesser le travail pendant 24 heures et manifester contre la baisse de leur salaire, de 5% en moyenne, décidée par le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, et entrée en vigueur le 1er juin.
Une soixantaine de rassemblements et manifestations sont prévues dans tout le pays sous le mot d'ordre: "8-J. Grève des services publics. Arrête le travail. Non aux coupes salariales et sociales".
A Madrid, les fonctionnaires sont appelés par les deux grands syndicats UGT et CCOO à se rassembler à 11H30 (09H30 GMT) devant le ministère de l'Economie, puis à manifester à 18H30 dans le centre de la capitale.
La grève affectera tous les secteurs de la fonctions publique: ministères, administrations centrales, régionales et locales, santé, éducation, police, justice, ainsi que la poste, les agences pour l'emploi, les douanes...
En réduisant les salaires des fonctionnaires et les gelant en 2011, le gouvernement espère économiser environ 4,5 milliards d'euros sur deux ans.
Ces mesures font partie d'un plan d'accélération de la réduction des déficits publics, de 15 milliards d'euros pour 2010-2011, annoncé en mai par M. Zapatero sous la pression des marchés et des poids lourds de la zone euro.
Au fil de la sévère crise économique qui frappe l'Espagne, les déficits se sont envolés à 11,2% du PIB en 2009, entraînant une défiance des investisseurs et avivant les tensions contre l'euro. Madrid s'est engagé à ramener ses déficits à 3% en 2013.
Les syndicats menacent de convoquer une grève générale si le gouvernement adopte dans les prochains jours une réforme du marché du travail lésant les intérêts des travailleurs, en réduisant par exemple le coût des licenciements comme envisagé.
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