08/09/2010
Le séquençage du génome de la dinde domestique en grande partie achevé
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Le séquençage du génome de la dinde domestique, l'une des principales sources de viande aux Etats-Unis, est en grande partie achevé, ouvrant la voie à la production de volailles de meilleure qualité, selon les travaux d'une équipe internationale parus mardi.

"A ce jour plus de 90% du génome de la dinde domestique a été séquencé et assemblé", explique Rami Dalloul, professeur adjoint de science animale à l'Université de Virginia Tech (Virginie, est), un des auteurs de ce projet entamé en 2008.

"La majorité des données sont dérivées des dix plus grands chromosomes de la dinde ou macrochromosomes et les chercheurs travaillant au sein du consortium s'efforcent encore de trouver la meilleure façon de séquencer les microchromosomes restant", poursuit-il dans un communiqué.

"Nous avons déjà décodé des milliers de gènes précédemment inconnus des ornithologues", souligne ce chercheur notant le grand intérêt présenté par le séquençage des chromosomes du sexe "Z" et "W" peu explorés jusqu'alors, l'équivalent des "X" et "Y" de l'homme.

"A court terme, le séquençage du génome de la dinde donnera aux scientifiques des informations spécifiques sur les gènes importants pour la production et la qualité de la viande ainsi que pour la santé, la résistance aux maladies, la fertilité et la reproduction", explique Rami Dalloul.

Une plus grande compréhension des variations génétiques au sein des espèces de dindes et de leur reproduction conduira au développement de nouveaux outils que les producteurs pourront exploiter pour produire des volailles dont la viande aura une texture, un goût et un faible taux de gras attractifs, poursuit le chercheur.

De plus, le séquençage du génome de la dinde pourrait avoir des applications dans le secteur biomédical, relève Ed Smith, professeur de science animale à Virginia Tech.

Il effectue des recherches sur une maladie cardiaque de la dinde similaire à la cardiomyopathie chez les humains.

Roger Coulombe de l'Université d'Etat d'Utah (ouest) et Kent Reed de l'Université du Minnesota (nord), étudient pour leur part les effets des aflatoxines sur les dindes. Il s'agit d'une toxine cancérigène neutralisant le système immunitaire produite par des champignons qui prolifèrent sur des graines conservées en atmosphère chaude et humide.

Ces toxines sont nuisibles aussi bien pour l'homme que l'animal, et la dinde est l'espèce connue qui y est le plus sensible.

Le recours à de nouvelles technologies de séquençage a permis de séquencer le génome de la dinde pour une fraction du coût du séquençage de celui du poulet en 2004, notent également les auteurs de cette communication.

Ces travaux paraissent dans la version en ligne du journal américain PLoS Biology daté du 7 septembre publié par la "Public Library of Science".

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