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La censure s'est renforcée ces derniers mois contre la presse birmane, alors que le pays se prépare pour les premières élections législatives depuis vingt ans, a affirmé mercredi Reporters sans frontières (RSF).
L'organisation, qui décrit la junte comme le "paradis des censeurs", craint que la presse étrangère et locale ne soit pas autorisée à couvrir librement le scrutin du 7 novembre, évoquant un renforcement du poids de la censure.
RSF évoque ainsi notamment la suspension une semaine du journal Modern Times qui avait changé un titre sans autorisation. L'article, qui portait sur le risque de fortes pluies, était intitulé "Est-ce que ça viendra en septembre?".
"Mais les censeurs y ont vu une référence au troisième anniversaire de la Révolution Safran de 2007", emmenée par les moines bouddhistes et sévèrement réprimée par la junte (31 morts).
"Le maintien du système de censure préalable hypothèque toute chance d'un scrutin démocratique. Sans liberté de la presse, une élection n'est qu'une mascarade", a estimé RSF.
Le pays, dominé par les militaires depuis 1962, compte plus de 150 publications privées soumises au zèle de la Division d'enregistrement et de vérification de la presse, dit Bureau de la censure, dirigée par un officier.
La communauté internationale considère le scrutin à venir comme dépourvu de toute légitimité démocratique, notamment en l'absence de l'opposante Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix, en résidence surveillée.
Quelques rares médias pro-junte ont pu évoquer les élections mais "cette couverture s'est avant tout limitée aux manoeuvres électorales des généraux au pouvoir et à l'enregistrement des partis politiques", a souligné RSF.
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