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Teddy Riner, triple champion du monde qui vise un exploit historique, et les 23 autres sélectionnés français pour les Championnats du monde sont prêts à en découdre pour faire de cet événement, désormais annuel, une belle moisson, dès jeudi à Tokyo.
"Il faudra se surpasser. Ils seront prêts à mourir sur le tapis. C'est ça qui doit faire la différence", prévient le responsable de l'équipe masculine, Benoît Campargue.
Après les très bons résultats de la France cet été lors des Championnats d'Europe d'athlétisme (18 médailles) puis de natation (23 médailles), les judokas sont impatiemment attendus, d'autant qu'ils n'ont pas brillé l'année dernière à Rotterdam (3 médailles dont 2 en or).
Depuis la fusion des Mondiaux dames et messieurs en 1987, la plus belle récolte de médailles pour la France s'est faite en 1997, à domicile, à Paris, avec 9 médailles dont 4 en or. Le pire résultat fut enregistré à Rotterdam, et auparavant à Munich en 2001. Enfin, les Bleus ne sont revenus des Mondiaux qu'une seule fois sans titre. C'était en 2003 à Osaka où ils avaient récolté 5 médailles en argent.
Les Tricolores reviennent donc au Japon, où est né le judo, avec le mors aux dents et deux fois plus de chances de médailles. Car deux athlètes, pour la première fois, sont autorisés par catégorie. La France a doublé dans toutes les catégories sauf en -52 et +78 kg dames et en -60 et -90 kg messieurs.
Teddy Riner, a lui, aussi doublé ses chances de médailles. Pour la première fois, il s'est engagé en +100 kg, où il vise un troisième sacre consécutif, jeudi, et en "toutes catégories", où il entend conserver son titre, lundi.
S'il réussit, il écrira une nouvelle page de l'histoire du judo en devenant le premier poids lourd de l'histoire à aligner cinq titres mondiaux de suite.
"Je suis prêt à laisser des plumes, même ma vie sur un tatami", lance le champion, invaincu depuis deux ans, qui va au Japon pour la neuvième fois et qui donnera le ton dès jeudi en ouverture de la compétition.
Ses adversaires, dans la catégorie-reine (+100 kg) seront entre autres les Japonais, qui devant leur public, veulent effacer l'humiliation des Mondiaux-2009, d'où ils sont rentrés sans aucun titre masculin, ce qui n'était plus arrivé depuis 1965!
Les deux sélectionnés nippons sont Keiji Suzuki (30 ans), champion olympique 2004 et double champion du monde (2003, 2007), et Kazuhiko Takahashi (25 ans), encore en attente d'un grand titre, tous deux battus par le Français au Master en janvier.
S'il parvient en demi-finale, Riner pourrait se retrouver face à Abdullo Tangriev, l'Ouzbek qui l'avait battu en quart de finale des JO-2008.
Parmi les autres chances de médailles chez les messieurs, dont l'effectif a été renouvelé à 90% après les Mondiaux-2009, Benjamin Darbelet est en pole position. Après une carrière couronnée de succès en -66kg, il s'ouvre une nouvelle voie en -73 kg, où Ugo Legrand, est aussi de la partie.
Le tirage au sort n'a pas été clément pour les filles. Cela ne devrait pas déplaire à la talentueuse Lucie Décosse (-70 kg), qui ambitionne un deuxième titre, cinq ans après le premier (-63 kg).
Frédérique Jossinet, 34 ans, visera son premier grand titre alors que la volcanique Audrey Tcheumeo (-78 kg), pour sa première sélection, pourrait bien faire des étincelles.
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