Julien Bontemps a apporté à la France sa 30e médaille des JO, la 12e en argent, en prenant la 2e place de l'épreuve de planche à voile RS:X, remportée par le Néo-Zélandais Tom Ashley, l'Israélien Shahar Zubari s'adjugeant le bronze, mercredi à Qingdao.Dans une course à quatre pour les trois places sur le podium, c'est le Britannique Nick Dempsey, deuxième à égalité de points avec Ashley lors des qualifications, qui a craqué. Il a terminé à la 4e placeChampion du monde 2008, Ashley est passé devant le Français dans l'ultime régate (Medal Race) et par conséquent au classement, à la faveur du premier bord.Il n'a ensuite jamais été rejoint par Bontemps qui a de surcroît laissé tomber sa voile au passage de la première marque. Agé de 29 ans, Bontemps décroche la 3e médaille française en voile aux Jeux de Pékin après le bronze pour Guillaume Florent en Finn et pour l'équipage Nicolas Charbonnier et Olivier Bausset en 470.
Les handballeurs rencontreront la Croatie ou le Danemark vendredi pour une place en finale, soit le champion olympique en titre ou le champion d'Europe.
C'est la première fois depuis 1996 que les Tricolores entrent dans le dernier carré des Jeux. Leur seule médaille, de bronze, date d'il y a seize ans à Barcelone
En dominant les Russes, les Bleus ont effacé l'un de leurs pires souvenirs, leur échec à Athènes en 2004 au même stade de la compétition contre les mêmes adversaires. Toujours invaincus (5 victoires, 1 nul), ils se retrouvent à un match de la médaille, avec des espoirs renforcés pour l'or.
"Le premier cap est passé, a dit l'entraîneur Claude Onesta, soulagé mais déjà tourné vers le futur. Il ne faudrait pas penser que la compétition s'est terminée là."
L'équipe de France s'est détachée dès le milieu de la première période sur une série de quatre buts (6-7 à 10-7). Par la suite elle a toujours gardé une confortable avance.
"Le rapport de force a basculé en notre faveur dès lors qu'on a commencé à les contraindre sur le plan défensif. Ensuite on les a joué sur la vivacité en attaque", a expliqué le technicien.
Un retour des Russes (22-21 à neuf minutes de la fin) a été repoussé dans le "money time".
"C'est le moment où l'équipe adverse met toutes les forces qui lui restent pour essayer de renverser la vapeur. Dans ces moments-là, il ne faut pas plier, ne pas s'affoler", a commenté Onesta.
La défense française, très mobile, a étouffé les grands gabarits russes. En attaque, les Tricolores ont réussi des gestes spectaculaires - roucoulette d'Olivier Girault, kung-fu de Luc Abalo - dans un ensemble plus inspiré et plus dynamique, à l'image de l'exceptionnel Daniel Narcisse (9 buts).
"Il faut qu'à un moment donné il y ait une performance individuelle qui vienne terminer le travail collectif", a dit Onesta.