Le duo français composé d'Apolline Dreyfuss et Lila Meessemann-Bakir a terminé 11e de la finale de natation synchronisée mercredi aux jeux Olympiques de Pékin, remportée par les Russes Anastasia Davydova et Anastasia Ermakova.Sur la musique du film "Beetlejuice", la plus grande des Françaises, Apolline (1,73 m), interprète un pantin qui porte notamment sous l'eau, grâce à un ciseau en appui sur la masse liquide, la petite poupée, Lila (1,62 m)."On a choisi une musique entraînante, un peu joyeuse, et surtout hors du commun", explique Lila, 21 ans, originaire d'Aix-en-Provence et étudiante en bio-physique."On a une trame chorégraphique sur un thème: les poupées, raconte Apolline, 21 ans, la Strasbourgeoise qui prépare un BTS en management des unités commerciales (MUC). Il y a une partie poupées de chiffon, une partie poupées mécaniques et une partie pantins. Ca nous permet d'exploiter des énergies différentes sur les longueurs. On termine par les poupées mécaniques avec des mouvements plus saccadés".
L'objectif de ce duo formé il y a deux ans et qui s'est entraîné 30 heures par semaine au pôle d'Aix-en-Provence pour être sélectionné aux Jeux était d'entrer dans les 12 finalistes.
"Jusqu'à présent, on était 13e. Là, on termine 11e et on s'est bien rapprochées des dix premières. On est contentes. On a bien vécu cette finale car on était moins stressées et on avait moins de pression qu'en qualifications. On s'est fait plaisir, on a savouré", affirme Lila. "Pareil, ajoute Apolline, on n'avait rien à perdre et tout à gagner".
Des nageurs, des gymnastes, des rameurs et des handballeurs tricolores sont venus encourager le duo. "On a essayé de motiver tout le monde au village pour qu'ils viennent nous voir", affirme Lila. "Sur la plage (avant de plonger, ndlr) on les a entendus crier. Ca nous a motivées", ajoute Apolline.
"On est un sport spectacle. On le voit bien avec le bruit que font les Chinois dans le +Cube d'eau+. C'est bien d'être soutenu par 10.000 spectateurs. On aimerait bien vivre la même chose en France", affirme Lila.
Les Jeux terminés, le duo va pouvoir se lâcher.
"On va aller faire la fête, manger de gros +McDo+ et encourager les handballeurs", lâche Apolline. Tant pis pour la ligne. "C'est vrai qu'on fait naturellement attention à ce qu'on mange, reconnaît Lila. On ne nous impose rien, mais c'est un sport où on est à moitié nue et l'artistique et le physique jouent beaucoup".
L'originalité des Françaises, c'est qu'elles ne sont justement pas des clones. Elles jouent sur leur différence de taille et d'allure. "Notre différence physique c'est notre force. On n'est pas jumelles comme les Chinoises", affirme Lila. Quant à Apolline, elle pratique aussi la natation synchronisée en solo.
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